Hanumān Jayantī
La force qui soulève des montagnes
Hanumān Jayantī a lieu à la première pleine lune de l’année, durant le mois de Caitra (mars-avril)
Hanumān n’est pas un héros au sens occidental. Il n’agit pas pour lui-même. Il n’accumule pas. Il ne règne pas.
Il est l’image du karma yoga, l’action juste, offerte, sans attachement au fruit.
Sa force n’est pas que musculaire. Elle est née de la foi. Et la foi, ici, n’est pas aveugle, elle est le résultat d’une pratique, d’une discipline, d’une présence totale.
Qui est Hanumān ?
Aussi appelé : Mahāvīra (le grand héros), Vajraṅgabali (celui qui a la force de la foudre), Pavansuta (fils de Vāyu) le vent,
Hanumān est l’incarnation même de Śiva, descendu dans le monde sous forme de singe pour servir Rāma.
Symbole de force, d’héroïsme et de dévotion absolue.
Hanumān est fils de Vāyu, le dieu du vent.
Il est ainsi le prāṇa incarné, la force de vie elle-même
L’image de la dévotion
Hanumān est l’image parfaite de la bhakti, la dévotion pure, sans calcul, sans attente de retour.
Il n’a pas demandé de récompense. Il n’a pas cherché la reconnaissance. Il a traversé les océans, soulevé des montagnes parce que Rāma avait besoin de lui.
C’est ça, la sevā ou service.
Non pas l’effacement de soi. Mais l’offrande totale de ce qu’on est.
Le Hanumān Cālīsā
Le Hanumān Cālīsā est le texte dévotionnel le plus récité en l’honneur de Hanumān. Composé en langue Awadhi par le saint poète Tulsīdās au 16e siècle.
Son introduction dit : “Conscient de la déficience de mon intelligence, je me tourne vers Pavan Kumar et demande humblement force, intelligence et vraie connaissance.“
Buddhi hīna tanu jānikai sumirau pavana kumāra Bala buddhi vidyā dehu mohi harahu kaleśa vikāra
Rituels & questionnements
Conseils :
📿 Réciter le Hanumān Cālīsā
🕉️ Mantra : oṃ hum hanumate namaḥ
✍️ Écrire ce pour quoi tu demandes force et dévotion
“Quelle est la mission que je pourrais accomplir si je cessais d’attendre la gloire ?
Là où la vie m’éprouve en ce moment, qu’est-ce qu’elle construit en moi ?
Suis-je au service de quelque chose de plus grand ou uniquement au service de mon confort ?”
