Ceci est encore débattu dans la communauté scientifique. Toutefois, l’être humain ne serait pas (forcément) biologiquement apte à digérer la viande voir à être carnivore.
 

Voilà pourquoi …

 

Nos dents, nos mâchoires et nos ongles

Les humains ont des ongles courts et souples et de petites dents ou canines. En revanche, un carnivore a  des griffes acérées et de grandes canines capables de déchirer la chair.

 

Les mâchoires d’un carnivore ne font que monter et descendre, les obligeant à arracher des morceaux de chair de leur proie et à les avaler entièrement. Les humains et les autres herbivores peuvent bouger leurs mâchoires de haut en bas et d’un côté à l’autre, ce qui leur permet de broyer les fruits et les légumes avec les dents de derrière. 

Comme les dents des autres herbivores, les molaires arrières des humains sont plates pour moudre des aliments à base de plantes fibreuses.

 
 

L’acidité de l’estomac

Les animaux carnivores digèrent leur nourriture, s’appuyant sur des sucs d’estomac extrêmement acides pour dégrader la chair et tuer les bactéries dangereuses, ce qui risquerait sinon de les rendre malades voire de les tuer. 

En revanche, les acides de notre estomac sont beaucoup plus faibles en comparaison, car des acides « forts » ne sont pas nécessaires pour digérer les fruits et les légumes.

Longueur intestinale

Les animaux qui chassent ont un intestin court, ce qui permet à la viande de traverser leur corps assez rapidement, avant qu’elle ne puisse pourrir et causer des maladies. Le colon intestinal des humains est beaucoup plus long que celui des carnivores de taille comparable.

Des intestins plus longs donnent au corps plus de temps pour décomposer les fibres et absorber les nutriments contenus dans les aliments à base de plantes, mais rendent nocive la consommation de viande par les humains. 

Les bactéries présentes dans la viande ont donc plus de temps pour se multiplier pendant le long trajet dans le système digestif, ce qui augmente le risque d’intoxication alimentaire. 

En fait, la viande commence à pourrir alors qu’elle traverse les intestins humains, ce qui augmente le risque de cancer du côlon.

 

Athérosclérose

De nombreuses preuves suggèrent que nous sommes des herbivores, ou du moins des charognards (comme les rats, qui peuvent manger de la viande après qu’un animal ait été tué par d’autres prédateurs). 

Cet article de William C. Roberts, MD

Manger de la viande nous a aidés à évoluer

La plupart des scientifiques s’accordent à dire que ce n’est pas la viande, mais la cuisson des aliments qui a fait évoluer notre cerveau. Voilà pourquoi l’ayurvéda mise beaucoup sur la cuisson des aliments pour traiter certains problèmes digestifs.

La consommation de céréales aurait aussi son importance !

 
Cela expliquerait pourquoi nous sommes les seuls animaux à cuisiner. L’hypothèse est que la cuisson permet aux humains de tirer plus d’énergie du même volume de nourriture et de passer moins de temps à mastiquer, ce qui signifie que cette énergie supplémentaire contribue à la croissance du cerveau.
 
 

Techniquement, nous sommes omnivores, par définition, simplement parce que nous pouvons digérer la viande. Simplement parce que nous le pouvons ne veux pas dire que nous devons. Et cela ne veut pas dire que la viande et les produits animaux nous sont nécessaires ni bénéfiques.

 

Conclusion

Biologiquement parlant, l’être humain peut manger de la viande – mais à ses risques ! 

Dans un contexte précaire, la consommation d’animaux a pu aider les humains à survivre à certaines conditions de vie bien difficiles. Cependant, la viande n’a jamais été la « principale » source d’alimentation des Hommes (non – l’humain n’est pas carnivore) et notre mode de vie actuel, sédentaire, ne nécessite aucunement la consommation de viande et de produits animaux.

Aussi, les animaux chassés à l’époque – ou gibiers – sont des viandes à graisses faibles, à l’opposé des viandes que nous consommons à l’heure actuelle. D’où les risques accrus de cholestérol, d’obésité et de maladies cardio-vasculaires. – 28 raisons d’adopter une alimentation végétale

 

Un ratio de 10% de viande et 80% de céréales, de fruits et légumes serait un taux plus acceptable pour notre santé.

 

De plus, avoir la capacité de faire quelque chose ne veut pas dire que c’est juste de le faire

Les êtres humains peuvent commettre de nombreuses atrocités, et certains le font, mais ceux qui le font sont passibles de sanctions car leurs actions sont définies comme mauvaises.

Nos ancêtres ont fait beaucoup de choses qui nous dérangent aujourd’hui, y compris assassiner ou violer et cela nous semble être des comportements d’un autre temps.

 

Baser notre éthique sur les hommes des cavernes ne nous mènera donc pas très loin. Nos connaissances en nutrition se sont améliorées et nos comportements éthiques devraient s’améliorer en conséquence.

 

Pour en apprendre plus