Avoir un argumentaire efficace et efficient lorsque l’on défend la cause animale est indispensable. Pourtant, ce n’est pas toujours facile de trouver les bons mots pour convaincre.
 
La plupart des personnes avec qui tu vas échanger sur le végétalisme, ont souvent des informations erronées mais elles ont aussi une idée bien précise de leur positionnement face à cette question « Faut-il arrêter de manger de la viande et des produits animaux ? ».
 
Certains des arguments « contre le végétalisme », s’appuient sur des faits invalides de nos jours, sur des incohérences mais aussi sur des arguments irrationnels souvent liés à un sentiment d’attachement au fait de manger des animaux.
 

Pas facile donc de partager son point de vue.

 
Tu vas donc faire face à des questions et arguments souvent fallacieux du type :
– Manger des animaux est un choix personnel
– C’est dans notre nature
– J’aime trop mon steak
– Les plantes souffrent (ou le cri de la carotte)
– Si on ne les tuait pas, il y aurait trop d’animaux
– Les animaux ne ressentent pas la douleur et ils ont été mis « ici sur terre » pour nous nourrir (par Dieu)
– Manger végétalien coûte cher
– « Que ferais-tu sur une île déserte ? »
etc. …
 

Tu l’as compris, la liste est longue.

 

Pour connaître les réponses à toutes ces questions et bien plus, je t’invite à télécharger le guide en français d’Ed Winters / Earthling Ed

 

30 EXCUSES DE NON-VÉGANS & COMMENT Y RÉPONDRE

 

La communication non-violente

Même si tu connais ton argumentaire sur le bout des doigts, si tu ne gardes pas la tête froide et si tu ne restes pas calme, tu perdras toute crédibilité face à tes interlocuteurs.
 
Il est en effet un peu injuste de devoir prendre sur soi face à des détracteurs virulents mais c’est l’unique façon de promouvoir le mouvement de façon saine. Il est donc important de rester le plus empathique, poli et compréhensif possible. Essaie de te rappeler l’époque où tu mangeais de la viande, si tu avais rencontré un végétalien violent et arrogant, tu n’aurais certainement pas changé d’alimentation.
 
La communication non-violente est un outil efficace pour faire face à ce genre de situation.
Cette technique développée par Marshall B. Rosenberg, nous apprend que savoir écouter et respecter l’autre sont l’une des bases d’une communication saine et efficace.
 

Voici les étapes classiques de la communication non-violente :

 
  • Observer – Écouter sans jugement
  • Sentiment – Exprimer ses sentiments par rapport à la situation
  • Besoin – Exprimer ses besoins
  • Demander – Proposer une solution claire et précise
 

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De ce cas précis, une personne a d’abord besoin d’exprimer ses idées sur le végétalisme et ses « besoins » avant de pouvoir écouter les tiens. Tends l’oreille, écoute les argumentaires, fais l’effort de comprendre le point de vue de la personne en face de toi. Tu pourras toujours apprendre de ton interlocuteur même si vos points de vue divergent.
 
Fais comprendre à la personne que tu as assimilé son opinion en reformulant son argument. La personne se sentira comprise et tu auras aussi appréhendé sa vision des choses pour y répondre correctement.
 
N’hésites pas à poser des questions !
 
Par exemple :
 » Sais-tu pourquoi les vaches produisent du lait ? »
« Qu’est-ce que la cruauté selon toi ? »
« Quelle est la différence entre un chien et un cochon selon toi et pourquoi mange-t-on l’un mais pas l’autre ? »
 

Ne juge pas les réponses !

Pars du principe que la personne n’a pas de connaissance et que son point de vue est tout aussi important que le tien.
 
Lorsque la personne s’est sentie écoutée, alors développe ton argumentaire de façon concis, simple, compréhensible par tous et toujours dans le calme et la bienveillance.
 
Malheureusement, tu ne pourras pas changer les gens qui ne souhaitent pas changer. Ce n’est pas non plus ton rôle, car cela peut devenir usant et fatiguant. Mais en partageant une vision compassionnée, ouverte et rationnelle du végétalisme tu ouvres la voie à des milliers de personnes. De plus, tu sèmes des graines dans l’esprit de tes interlocuteurs qui pourront à l’avenir, germer et grandir.
 
Tu es l’ambassadeur de ce mouvement et tu es la voix de ceux qui n’en n’ont pas. Sois donc le reflet du changement que tu veux voir et respecte les principes de compassion et d’humanité qui t’ont poussé à devenir végétalien dans un premier temps.
 
Je souhaite partager avec toi la petite histoire du Singe et de l’oiseau des sutra de Patanjali. Elle nous apprend qu’il faut parfois se mettre à l’écart, car certaines personnes ne sont pas prêtes à entendre notre discours et qu’il faut l’accepter ainsi.
 
« Je me souviens encore d’une petite histoire du plancha tantra qui m’a été racontée quand j’étais petit. Un jour de pluie, un singe était assis sur une branche d’arbre, complètement trempé. Juste en face, sur une autre branche du même arbre, il y avait un petit moineau assis dans son nid suspendu. Normalement, un moineau construit son nid sur le bord d’une branche afin de pouvoir se pendre et se balancer doucement avec la brise. Il y a une jolie cabine à l’intérieur avec une chambre haute, une salle de réception, une chambre en bas et même une salle d’accouchement si la femelle doit donner naissance à de jeunes enfants. Oh oui, vous devriez voir et admirer un nid de moineaux de temps en temps.
 
Il faisait donc chaud et confortable à l’intérieur de son nid et le moineau a juste jeté un coup d’œil émouvant et en voyant le pauvre singe, il dit : « Oh, mon cher ami, je suis si petit ; je n’ai pas de mains comme toi, seulement un petit bec. Mais avec seulement cela, j’ai construit une belle maison dans l’attente de cette journée pluvieuse. Même si la pluie tombe des jours et des jours, je serai au chaud à l’intérieur. J’ai entendu Darwin dire que vous êtes l’ancêtre des êtres humains, alors pourquoi ne pas utiliser vos mains et vous construire une jolie petite cabane quelque part pour vous protéger de la pluie. « 
 
Vous auriez dû voir le visage de ce singe. C’était terrible ! Il était tellement envieux !! « Oh, petit diable. Comment osez-vous essayer de me conseiller ? Parce que vous êtes au chaud et confortable dans votre nid, vous me taquinez. Attendez, vous verrez ! » Le singe a ensuite déchiré le nid en morceaux et l’a jeté à terre. Le pauvre oiseau a dû s’envoler et se faire tremper comme le singe.
 
C’est une histoire de l’envie des méchants qui m’a été racontée quand j’étais très jeune et je m’en souviens encore. Alors parfois, nous rencontrons de tels singes et si vous les conseillez, ils le prennent comme une insulte. Ils pensent que vous êtes fier de votre position.
 
Si vous sentez même un peu cette tendance chez quelqu’un, restez à l’écart. Ils devront apprendre par leur expérience. En conseillant de telles personnes, vous ne perdrez que votre tranquillité d’esprit. »

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